Avoir une professeure qualifiée qui pourra nous suivre dans ce voyage est également très important. Une professeure qui saura déceler les points faibles de l’étudiante et qui l’aidera à les renforcer et à passer au-delà de tout cela.

Lorsque j’ai commencé à prendre des cours de Coran, j’avais peu de sourates mémorisées, un peu moins de juz’ ‘Amma.

Mais j’aimais beaucoup écouter le Coran et j’avais, comme tout le monde je pense, des sourates « préférées ».

Entre ma première inscription à un cours de Coran et la fin de mon apprentissage, trois ans et demi se sont écoulés, je dirais.

Lorsque l’on s’engage sur ce chemin, c’est un combat que l’on décide de mener contre sa propre âme, contre Shaytane et contre toutes les distractions et les épreuves possibles qui peuvent exister.

J’ai eu beaucoup de waswas durant mon apprentissage :
« Tu n’es pas sincère, cela ne sert à rien d’apprendre. »
« Tu ne mérites pas. »

Les surmonter n’a pas été facile, et surtout oser en parler, pour moi qui suis plutôt une personne renfermée et introvertie.

Mais lorsque j’en ai discuté avec ma professeure, celle-ci m’a dit de ne pas faire attention à ces paroles. Que ce sont des waswas de Shaytane, qui souhaite tout sauf que tu apprennes la religion d’Allah et, en l’occurrence, le Coran.

J’ai aussi rencontré des problèmes dans mon apprentissage. Certaines sourates étaient vraiment plus difficiles à apprendre. D’autres, au contraire, ont été très faciles à mémoriser, mais difficiles à réviser.

Deux problèmes différents, mais une même solution : demander pardon à Allah, revoir son intention, qui doit être renouvelée et purifiée constamment, et répéter les parties fragiles.

Abandonner n’a pas été une option. Alhamdoulillah, Allah m’a toujours permis de passer au-delà des problèmes rencontrés.

Avoir des camarades de classe qui nous écoutent et nous conseillent contribue énormément. On s’entraide dans le bien et on se concurrence également.

Je me souviens que, lors de mon inscription, une question nous avait été posée : celle de connaître nos motivations.

La mienne était de faire partie des gens décrits dans ce hadith :

« Le meilleur d’entre vous est celui qui apprend le Coran et l’enseigne. »

Pour être honorée de ce rang, il était certain que les efforts fournis devaient être d’autant plus importants.

L’accompagnement personnalisé m’a également beaucoup aidée. Les profils sont différents, mais le programme est adapté à chacune.

La méthode de révision de Saraa m’accompagne encore aujourd’hui.

Beaucoup de akhawat à qui j’ai parlé m’ont dit que cette méthode les a aidées.
Une sœur ayant participé à un des stages intensifs dispensés par Saraa m’a dit être encore très reconnaissante d’avoir connu cette façon de consolider ses révisions.

Les cours de théorie sont également très bien expliqués.

Le Coran m’a apporté beaucoup de choses qui ne peuvent pas vraiment être dénombrées.

Mais je dirais surtout une sérénité et un bien-être que rien d’autre ne peut m’apporter.

C’est un trésor dont je ne me sens pas vraiment digne, mais que j’essaie de préserver autant que je le peux.

Le jour où j’ai achevé ma mémorisation a été un jour très spécial, que je n’avais pas imaginé lorsque je m’étais lancée et pour lequel je suis reconnaissante envers mon Seigneur. Voir ma famille, ma professeure et les sœurs de Coran heureuses était aussi quelque chose de magnifique.

Un objectif atteint malgré toutes les embûches.

J’ai ressenti de la joie, de la fierté, mais aussi de la tristesse. Apprendre, c’était fini désormais.

Mais c’était sans savoir que le chemin avec le Coran ne se termine jamais. On espère qu’il sera une cause en notre faveur et non le contraire.

À celles qui souhaitent commencer, je dirais : lance-toi. Ne pense pas à la quantité ni aux difficultés que tu pourrais peut-être rencontrer.

En vérité, le Coran est عظيم. Aucun être humain ne pourrait le porter si ce n’est par la miséricorde d’Allah.

Il est Celui qui rend facile ce qui est difficile, qui accorde à celui qui demande et qui n’est pas inattentif à Ses serviteurs.

Il faut corriger son intention, la renouveler et la purifier constamment. Il faut aussi invoquer énormément.

Il faut s’inscrire dans un institut reconnu pour son sérieux et sa qualité, et avoir une professeure qui nous accompagnera sur ce chemin.

Il ne faut pas avoir honte de demander de l’aide si l’on en ressent le besoin.

Il faut également se fixer un objectif chaque année et s’y tenir, afin d’atteindre l’objectif final qui est l’achèvement complet de la mémorisation du Coran, in chaa Allah.

Je demande à Allah de faire de ce témoignage une cause de bien, de l’accepter de moi et d’en faire une source de bénéfice pour toute sœur qui le lira.

Bint Shokry, rahimahoullah